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About

Please see our English abstract below

Il y a dix ans, Zyed et Bouna mouraient dans un transformateur à Clichy-sous-bois, poursuivis puis abandonnés par des fonctionnaires de police qui "ne donnaient pas cher de leur peau". S'en suivirent plusieurs semaines d'émeutes, parties de Clichy-Montfermeil et qui se sont étendues à toute la France.

Cette année-là, nous avions filmé le quotidien des Bosquets, cité de Montfermeil où les émeutes avaient explosé : de l'intérieur, nous avions suivi les familles de Zyed et Bouna, leur communauté - au meilleur sens du terme -, les affrontements des jeunes avec la police, le travail des animateurs sociaux...

Aujourd’hui, dix ans après la mort de Zyed et Bouna, la justice a relaxé les deux policiers accusés de non-assistance à personne en danger. D'après le frère de Bouna, "le combat contre l'injustice doit continuer".

Pourtant, la seule chose qui pourrait faire venir les media n'a pas eu lieu : dans nos quartiers, ça ne brûle plus. Nous avons une petite idée de ce qui fait tenir les gens... Et nous aimerions vous le montrer.

Sur le terrain, aux Bosquets comme dans d'autres cités, les jeunes et leurs aînés s'accordent sur un point : "Ce qui a un peu calmé les choses, alors qu'on vit toujours la vie du ghetto, c'est l'Islam."

Dans toutes les cités où on pose la question, où les parents doivent s'absenter pour travailler loin à horaires décalés, où les pauvres et les chômeurs sont la majorité, les jeunes sont formels : "la religion et les associations, tous les bénévoles, médiateurs, éducateurs qui font leur maximum même une fois que le centre social a été fermé, c'est ça qui canalise les gens, ce sont ces leaders qui permettent aux gens de garder leur estime de soi. Sans eux, nos quartiers, ce serait une bombe à retardement."

Aujourd'hui, qui fait la cité ? Qui la fait tenir ? C’est ce que nous voulons montrer, en donnant la parole à ceux qui y font leur vie, comme nous.

En 2005, pendant un an, Ladj, habitant des Bosquets, avait filmé le quotidien de sa banlieue, retranscrit dans le documentaire 365 jours à Clichy-Montfermeil :

Ce documentaire a été diffusé dans de nombreux festivals, a rencontré une grande adhésion, mais nous n'avons jamais réussi à le diffuser à la télévision.

Dix ans après les émeutes et l'état d'urgence, la justice a relaxé les deux policiers.

Sur le terrain, rien ne change.

Aux Bosquets, certaines tours sont détruites. Mais dans la vie des habitants, l'état d'urgence est permanent : trouver du travail, élever ses enfants, se déplacer, étudier, accéder aux loisirs, tout relève encore du parcours du combattant.

Les syndicats sont partis avec le travail. Sur le terrain, les jeunes émeutiers, comme leurs familles, se sont tournés vers l'Islam.

Loin des apprentis djihadistes omniprésents au JT, nous rencontrons une foule de voisins, de communautés, de générations qui contribuent à construire, sans services publics, une vie communautaire... une vie sociale. Des réalités sociales.

Au cœur du quotidien, des familles, des quartiers, nous revenons filmer, pour donner enfin la parole aux habitants – sans filet, sans censure, sans condescendance. Dans cette minorité française qui vit dans le ghetto, abandonnée par les pouvoirs publics, stigmatisée à outrance, nous rencontrons une majorité de musulmans.

Sur fond de cités en déliquescence et de cache-misère, les jeunes des quartiers, leurs grandes sœurs, leur imam, nous livrent les clés d’une organisation sociale où la solidarité remplace l’égalité, où la foi a remplacé l’espoir.

Mais qui fait tenir la cité ?

Dans les cités, depuis des décennies, les communautés s’ajustent aux générations, parfois en se renfermant, certains se radicalisent. La majorité essaie surtout de faire au mieux… entre humains.

On sait trop bien qui les stigmatise, mais ces jeunes d'origine incontrôlée, qui les soutient ? Ces mères de famille musulmanes, qui les encourage ? Ces croyants du ghetto, qui les guide ? Ces anciens émeutiers devenus pères de famille, qui les retient ?

C'est ce que nous découvrons petit à petit...

Voilà quelques exemples de ce que les gens nous racontent :

« Je n’en veux pas aux gens d’avoir peur des musulmans, s’ils ne nous voient qu’à travers les media ! »

« J’ai la chance d’avoir un nom sans consonance exotique, mais quand j’arrive en entretien, le fait que je sois noire pose toujours problème. »

« En tant qu’imam c’est important pour nous de parler de racisme, et de lutter contre cette maladie. Si on veut être forts, on doit être unis. »

« Nous, on va en centre ville tout le temps, on se mélange, et on nous accuse en permanence de ne pas nous mélanger. Alors que, viens voir dans nos soirées d'aide aux devoirs, on est tous ensemble, on s'entraide, on l'a toujours fait : hommes, femmes, voilées, pas voilées, chrétiens, athées, musulmans, on s'aide tous. C'est à l'extérieur qu'ils montent en épingle des conflits. Nous ici, entre femmes on s'entraide, on est personne pour juger ! »

« Mon père est là depuis 1965... ils sont arrivés sur la pointe des pieds, pas pour profiter du système ! »

« Les solutions, elles sont simples. On peut tous vivre ensemble. »

Pour donner la parole aux habitants, nous resterons au cœur de leurs vies : dans leur famille, leur école, leurs tours, leurs loisirs, leurs lieux de culte.

Pas de voix off – la cité est assez bavarde.

Pas de commentaire – si on leur en donne la possibilité, les banlieusards savent parler d’eux-mêmes.

Pas de jugement – par qui ?

Pas de condescendance – la cité en a pour son compte.

En revanche, ce que l’on risque d’entendre, de voir, de sentir, c’est plutôt l’ironie – celle de sociétés humaines qui n’ont plus beaucoup d’espoir, mais énormément d’ambition.
Sans doute un peu aussi celle de réalisateurs qui ont vécu les émeutes de l’intérieur, déjà au bout du rouleau, il y a dix ans.



Ce documentaire, nous avons commencé à le tourner avec une fine équipe, quasi bénévole :

Braquage, Ladj Ly by JR, Les Bosquets, Montfermeil, 2004
Braquage, Ladj Ly by JR, Les Bosquets, Montfermeil, 2004

Ladj Ly et Saïd Belktibia, réalisateurs du collectif Kourtajmé, travaillent ensemble depuis vingt ans, du Sheitan à La Caution en passant par les clips de Jay-Z et les projets photo de JR. En avril dernier, ils étaient tous deux en sélection officielle au festival de Tribeca pour leurs courts-métrages, respectivement Les Bosquets et Ghettotube.

Avec Marie Antonelle Joubert, qui écrit et s'occupe de la production, ils ont monté les Productions des Vendredis, après avoir travaillé ensemble sur des projets audio-visuels et militants pendant plusieurs années. Les Vendredis, c’est nous.

Kevin Couliau, chef-opérateur/photographe sur ce projet, est également réalisateur de documentaires et publicités. Il a notamment réalisé et produit Doin’ it in the park avec Bobbito Garcia, et l’aide de Kickstarter !


Pour commencer à filmer, nous avons le soutien des Films du Worso (Timbuktu), qui co-produiront le documentaire avec nous et nous aident en ce moment à réunir les premières images pour contacter des diffuseurs.

Mais il nous manque les fonds propres indispensables : non seulement de quoi assurer une liberté de mouvements et de propos, mais aussi payer le matériel et les techniciens pour produire des images belles et authentiques, ce qui est rare sur notre thème.

Aujourd’hui, nous avons besoin de chacun et chacune d’entre vous :

- Pour diffuser notre projet auprès de vos proches, de vos réseaux professionnels, militants, artistiques, amicaux, familiaux, en affichant votre soutien.

- Pour donner une somme, même le minimum, au projet : chaque « backer » donne envie à d’autres de s’engager, donne confiance dans le projet !

- Pour mettre des commentaires sur la page Kickstarter : pourquoi vous trouveriez intéressant de voir ce film, pourquoi vous nous faites confiance pour le faire, pourquoi vous trouvez que c’est le moment… mais aussi ce que vous voulez voir, entendre ou comprendre !

- Pour faire passer cette campagne Kickstarter et nos actus sur vos réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram…

Nous avons l’habitude de faire les choses avec peu de moyens mais pour ce projet, nous voulons vraiment prendre le temps de donner la parole aux gens, de poser notre caméra chez eux, de passer du temps avec eux, chez eux. Pour cela, il faut du temps, des ressources humaines et du matériel.

Les 40 000 € que nous demandons sont destinés à : 
- Une fois n'est pas coutume, payer l'équipe correctement pour les cinq semaines de tournage - elle est déjà réduite au minimum (ingénieur du son, cadreur, réalisateur, productrice).
- Financer le tournage
- Financer la post-production 

Pour rappel, vous ne serez débité-e que si nous réunissons la somme totale.

N'hésitez pas à nous poser vos questions, nous y répondrons !


ENGLISH ABSTRACT

Exactly 10 years ago, Zyed and Bouna, two kids from a projects housing called « les Bosquets » outside of Paris, died in an electrical transformer, after being pursued by police for no reason, and abandoned there by officials who “didn’t bet on the kids’ lives”.

Several weeks of riots followed, starting in les Bosquets, then spread to most cities. That year, we filmed our neighborhood, les Bosquets, the kids’ families and communities, the police, the mayor, the media coverage… all from the inside, in an amateur, totally on a shoe string document called 365 days in Clichy-Montfermeil, which was very successful both in festivals and among suburbs citizens and connoisseurs :

This year, French justice dropped charges against the police officials accused of failure to assist a person in danger. Zyed and Bouna’s families are helpless, so are our communities. The ghetto life doesn’t get easier, the political perspective on us is a pathetic bargain and the media coverage dreadfully shrunk to wannabe jihadists and the evil veil. The features of growing up, raising your kids, studying or looking for a job in the French ghetto are nowhere to be seen on French screens. We want to allow the projects’ families to tell their own narrative of their day-to-day lifes and struggles.

We believe the outcome will shed an unexpected light on Islam, the daily one, the one that actually helps people to stand on their own two feet. We also see what no one else in this industry seems to : in the projects, most of the social work is achieved by warriors, as we call them : men and women – educators, social workers, imams, sisters – who dedicate their whole time constructing and supporting the thin lines that help to keep the neighborhood quiet. Certainly not peaceful, never serene, always on the edge, but amazingly free of riots those days.

We want to show that who actually keep our ghetto streets as discreet as people want them, are the ones who are demonized all day long in the mainstream media.

We need your help to do so.

We are working on this film documentary, to meet those who foster solidarity among our neighborhood and communities and the ones who fight their day-to-day struggle to get a decent education for their kids, a decent work for themselves and a decent look at their owns.

We need money as an instrument to research with time, to dialog with our characters, to travel in France freely and get to find those extraordinary fighters.

We hope you can help us through that journey.

This Kickstarter works as all the ones you see in English: only if we get the whole sum will your credit card be charged.

We are not able to translate the rewards (what you get for each $) but it goes from our "Merci" to spending time on the shooting, DVDs, posters... and we're here to answer any question !

Risks and challenges

Nous savons que, même avec une équipe professionnelle, des artistes et documentaristes engagés ont besoin de réseau ou de financements propres pour lancer des projets authentiques.
Pour nous le crowdfunding, c'est justement l'occasion de créer notre réseau et notre financement, sans concession.

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